Masturbation

Quelle est la politique actuelle de l’Église sur la masturbation ?
L’Église enseigne que la masturbation et l’utilisation de la pornographie sont des péchés,[1] mais ils ne sont pas assez graves pour entraîner un conseil de discipline.[2] Cependant, certains cas d’utilisation de la pornographie peuvent entraîner des mesures disciplinaires.[3]
Et pour les personnes mariées ? La masturbation est-elle un péché ?
Le terme « masturbation » dans ce contexte désigne un acte solitaire en dehors du cadre de la relation conjugale.[4] Les « préliminaires », les « caresses » ou la stimulation manuelle dans le cadre du mariage ne sont pas la même chose que la masturbation.[5]
La masturbation est-elle une violation de la loi de chasteté ?
Oui. La loi de chasteté, telle qu’elle est enseignée par l’Église, comprend une interdiction de la masturbation.[6] Le Christ a enseigné que quiconque convoite une femme « a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur », et la masturbation implique la convoitise.[7] Même si les paroles du Christ s’adressent aux hommes, l’Église a précisé que la loi de chasteté s’applique aux hommes comme aux femmes.[8]
Peut-on obtenir une recommandation à l’usage du temple si on se masturbe ?
Cela dépend. Les questions pour la recommandation à l’usage du temple — notamment « Faites-vous des efforts pour être moralement pur dans vos pensées et dans votre conduite ? » et « Obéissez-vous à la loi de chasteté ? » — donnent aux évêques l’occasion de conseiller ou d’instruire les personnes qui ont des difficultés avec la masturbation.[9] Cependant, il n’existe pas de directives précises sur ce qui justifierait de refuser une recommandation à l’usage du temple dans ce contexte.[10] Cette décision est laissée à l’appréciation de l’évêque. [11]
L’Église a-t-elle une politique concernant les questions des évêques sur la masturbation ?
Non. Il est considéré comme relevant de la compétence de l’évêque de poser des questions sur la loi de chasteté.[12] Cela peut inclure des questions sur la masturbation.
N’est-ce pas un peu malsain qu’un évêque demande aux gens s’ils se masturbent ?
Potentiellement. Si on voit un évêque comme un conseiller spirituel, et la loi de chasteté comme une loi spirituelle, cela peut être gênant, mais pas forcément malsain. Mais si on ne reconnaît pas l’évêque ni la loi de chasteté comme légitimes, alors oui, parler de questions sexuelles personnelles avec un évêque peut sembler malsain.
Il y a eu des cas où des évêques ont abusé de leur rôle et ont fait des choses dérangeantes et/ou illégales. Dans ces cas-là, ils sont passibles de mesures disciplinaires de l’Église et/ou de poursuites judiciaires.[13]
Est-ce que vous êtes censé confesser la masturbation aux évêques ?
Peut-être. La masturbation n’est pas considérée comme un péché grave, mais elle peut être nuisible sur le plan spirituel, surtout si elle s’accompagne d’un usage de la pornographie.[14] Si la masturbation est un problème qui a un impact sur votre bien-être personnel, vos relations avec les autres ou votre spiritualité, alors oui, vous devriez probablement en parler à votre évêque.[15]
Et si je suis une femme et que je me sens plus à l’aise d’en parler à la présidente de la Société de Secours ?
Parler avec votre présidente de la Société de Secours est tout à fait acceptable, mais en tant que dirigeant local de la prêtrise, l’évêque détient les clés de la prêtrise pour aider au repentir et au bien-être spirituel, donc il est important de le rencontrer aussi.[16] Mais la politique de l’Église permet aussi aux personnes interrogées de demander qu’un autre adulte soit présent pendant les entretiens, comme une présidente de la Société de Secours.[17]
L’Église a-t-elle une politique concernant la masturbation et l’aptitude à servir une mission ?
Non, pas spécifiquement, mais les dirigeants de la prêtrise demandent aux futurs missionnaires s’ils consomment de la pornographie.[18] L’aptitude à servir en mission est déterminée par le missionnaire, son évêque et son président de pieu.[19]
Est-ce que Jeunes, soyez forts mentionne précisément la masturbation ?
Pas précisément. Le mot « masturbation » n’apparaît pas précisément. Il est dit : « Dans vos choix concernant ce que vous faites, regardez, lisez, écoutez, pensez, publiez ou envoyez par message, évitez tout ce qui éveille volontairement des émotions lubriques chez les autres ou chez vous-même. »[20]
Le mot « masturbation » est-il mentionné explicitement dans un manuel de l’Église ?
Oui, elle est mentionnée dans le Manuel général : Servir dans l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et dans les [21]Règles missionnaires pour les disciples de Jésus-Christ.[22]

L’Église a-t-elle déjà enseigné que la masturbation causait l’homosexualité ?
Non, pas vraiment. L’idée que la masturbation cause l’homosexualité n’est pas doctrinale et n’a jamais été enseignée de façon générale dans l’Église, mais plusieurs sources ont fait un lien entre la masturbation et l’homosexualité.
En 1969, Spencer W. Kimball a dit que la masturbation pouvait conduire à la masturbation mutuelle avec des personnes du même sexe, ce qui pouvait ensuite mener à une « homosexualité totale ».[23] Une publication interne de 1981 destinée aux évêques indiquait que la masturbation précoce pouvait renforcer des attirances homosexuelles.[24] Et un guide de 1992 pour les évêques affirme que « la pornographie et la masturbation accompagnent presque toujours les transgressions homosexuelles ».[25]
Pourquoi certains thérapeutes, même des thérapeutes saints des derniers jours, enseignent-ils que la masturbation est acceptable ?
Les thérapeutes saints des derniers jours ont diverses approches religieuses et philosophiques dans leur pratique. Certaines de ces approches semblent être en accord avec l’Évangile, et d’autres le sont moins. La psychologie dominante considère la masturbation comme un comportement humain acceptable.[26] Certains thérapeutes saints des derniers jours peuvent adhérer à ce point de vue.
Certains thérapeutes saints des derniers jours fidèles ont utilisé la masturbation comme approche thérapeutique pour les troubles sexuels.[27] Cependant, cette pratique n’implique pas de pornographie et se limite à des problèmes précis dans le cadre de la relation conjugale.
La communauté médicale ne dit-elle pas que la masturbation est une activité normale et saine, et qu’elle peut réduire le risque de cancer de la prostate ?
Oui, la communauté médicale dit bien que c’est une activité normale.[28] Certaines études ont indiqué que cela pourrait réduire le risque de cancer de la prostate, mais il n’y a pas de consensus sur ce sujet et cela fait encore l’objet de recherches.[29]
La masturbation crée-t-elle une dépendance ?
Le terme « addiction » est considéré par les chercheurs comme un terme chargé, pour diverses raisons.[30] Mais oui, la masturbation, surtout lorsqu’elle est associée à l’usage de pornographie, peut devenir une compulsion difficile à contrôler.[31]
Est-ce que la pression pour arrêter une habitude de masturbation peut mener au suicide ?
Peut-être. Comme d’autres normes sociales, culturelles ou religieuses, une culpabilité extrême liée à la masturbation pourrait, en théorie, contribuer au suicide. Cependant, aucune étude n’a établi de lien rigoureux entre des croyances religieuses opposées à la masturbation et une probabilité plus élevée de se suicider.
Est-il vrai que l’Utah a les taux de consommation de pornographie les plus élevés ?
Non. Des études indiquent que l’Utah a l’un des taux d’utilisation de pornographie les plus bas du pays.[32][33]
Et parmi les 50 États et Washington D.C., l’Utah s’est classé 39e en 2025 pour les dépenses par tranche de 10 000 habitants sur le site de services pornographiques OnlyFans.[34] Cependant, Salt Lake City avait le 3e taux de dépenses le plus élevé parmi 167 villes américaines, tandis que Provo était presque tout en bas du classement, à la 164e place.[35][36]



about this topic